Monde : Qui n'a pas encore d'actions solaires ?
Un groupe technologique suisse qui réussit en Californie. C'est un symbole, dirait AdolfOgi. 3S Swiss Solar Systems annonce la semaine dernière la pose d'une installation photovoltaïque sur un musée de l'ouest américain. Mais qu'on ne s'y trompe pas. 3S, avec ses 10millions de chiffre d'affaires attendus en 2006, est un nain qui ne vaut que 26 millions en Bourse et son action ne cesse de baisser. En réalité la Californie joue son rôle de découvreur sur un marché du solaire en plein boom et la Suisse brille par son absence. La Silicon Valley et ses capital-risqueurs retrouvent l'esprit de la ruée vers l'or et de la nouvelle économie. L'élément déclencheur n'est nullement lié au traité de Kyoto ni au réchauffement climatique. Il date de 2001 et il est double, l'éclatement de la bulle internet et la hausse du prix de l'électricité. Les esprits californiens ont été titillés par la question car technologiquement la parenté est parfaite avec une industrie des semi-conducteurs, laquelle tentait alors de se remettre des malheurs de la nouvelle économie. Les deux industries utilisent des wafers, des disques de matériau semi-conducteur comme le silicium. D'ailleurs le leader mondial des semi-conducteurs, Applied Materials (AMAT), investit lourdement dans le solaire. Les plus grandes multinationales, à l'image de General Electric (GE), ont établi de solides positions sur ce marché estimé à 11 milliards de dollars par le magazine Business 2.0. Microsoft (MSFT) a ainsi décidé de se lancer dans les sources d'énergie alternative dès 2001, moins à cause de la chute boursière que d'une vaste panne d'électricité; car le coût de l'électricité est vital pour lui. Il peut dépasser celui des ordinateurs eux-mêmes. La Bourse applaudit: l'année passée déjà, trois des plus grandes introductions en Bourse (IPO) ont été le fait de l'industrie solaire américaine, y compris avec un spin-off du fabricant de semi-conducteurs Cypress Semiconductor, SunPower. L'ivresse des gains boursiers semble se propager. On se prend à rêver: grâce au solaire, c'est la fin des délocalisations en Inde et en Chine. Le magazine Business 2.0 raconte en effet comment, pour la première fois depuis de nombreuses années, des usines de production technologiques sont construites dans le solaire en Californie. Le projet solaire le plus chaud, c'est celui de NanoSolar, financé il y a quatre ans par les cofondateurs de Google (GOOG), Larry Page et SergeyBrin. Il a déjà réuni 100 millions de dollars pour produire des cellules solaires sur un film qui sera 100 fois plus mince...
(voir l'article complet)
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=193925
Publiée le : 15/11/2006

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