13 novembre 2006

Angleterre : Climat, l'alerte de Blair rattrape Harper

Ambrose tente de faire diversion en critiquant le plan du Québec. Ottawa -- Les déclarations sans équivoque du premier ministre britannique Tony Blair et la sortie d'un rapport alarmant sur les changements climatiques, hier à Londres, ont rapidement rattrapé le gouvernement Harper, qui a dû se défendre de laisser tomber la communauté internationale dans sa lutte contre le réchauffement de la planète. Le dévoilement du rapport de l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale Nicholas Stern a créé une onde de choc qui a secoué la colline parlementaire fédérale et provoqué une vague de réactions. Se retrouvant sous les feux croisés des partis d'opposition, la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, a tenté de dévier le tir en critiquant le plan du Québec qui vise à respecter en grande partie le protocole de Kyoto, soutenant que ce plan ne s'attaque pas assez au smog et met en place seulement des mesures volontaires pour les industries. Le chef du NPD, Jack Layton, a également fait monter la pression d'un cran hier en réclamant une réunion d'urgence avec Stephen Harper pour discuter d'environnement. Si cette rencontre prévue aujourd'hui tourne mal, le NPD n'écarte pas la possibilité de présenter une motion de censure dès jeudi pour faire tomber le gouvernement, même si cette éventualité n'est «pas le premier choix» des néo-démocrates. Le gouvernement britannique a en effet annoncé son intention de prendre la tête de la communauté internationale dans la lutte contre les changements climatiques. Le premier ministre Tony Blair a même nommé un conseiller spécial pour l'aider à convaincre les autres pays de s'attaquer plus sérieusement aux gaz à effet de serre: il s'agit d'Al Gore, l'ancien vice-président américain. «Il n'y a pas de doute que si la science dit vrai, les conséquences pour notre planète vont être littéralement désastreuses», a affirmé Tony Blair, qui a enjoint aux autres pays, notamment aux États-Unis, à la Chine et à l'Inde, de se lancer dans «une action courageuse et déterminée». «Si nous n'agissons pas maintenant, les conséquences vont être irréversibles», a dit Tony Blair. Pour appuyer sa rhétorique, le premier ministre britannique a fait appel à l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Nicholas Stern. Ce dernier...

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https://www.ledevoir.ca/2006/10/31/121719.html

Publiée le : 31/10/2006